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TOILETTAGE & CONSEILS

Le trimming
Le stripping
Le scissoring
Le toilettage du chien : yeux, oreille, bouche
Classification des robes du chien
Comment le chien communique
Traduction du langage chien
Décrypter les postures du chien
Comment “réprimer” son chien
La propreté du chien en résumé

Le trimming

C’est la coupe à appliquer propre à chaque race de chien. « To trim » signifie littéralement « couper, tailler » mais aussi « décorer », le terme englobe donc tout ce qui a trait à la beauté, à l’allure. De fait, la finalité du trimming est de traiter la robe de façon à mettre en valeur le charisme des spécimens, et pour cela on peut recourir à toute la palette des techniques disponibles.

Le trimming est déterminé par le standard de la race. Ce dernier évolue avec le temps, et même varie en fonction des continents. Par exemple le trimming du Westie suit une même tendance dans le monde entier, alors que pour le Schnauzer nain on observe deux tendances clairement différenciées : la ligne germanique et l’anglo-saxonne. Le Caniche est également une race plurielle pour laquelle un même trimming a ses variantes : continentale, américaine et anglaise. Mais chez les Caniches on peut aussi distinguer le trimming pour une compétition du commercial, essentiellement à visée pratique.

Stripping, clipperwork, flatwork et scissoring sont différentes techniques que nous pouvons associer pour un même trimming, comme pour le Schnauzer nain (stripping pour la région dorsale et les côtés, clipperwork pour les régions frontale et périanale, flatwork sur le crâne, et scissoring pour les pattes). Pour les races à poil dur, on entend souvent à tort le terme de trimming pour désigner le stripping ; en tout état de cause, il vaudrait mieux parler de trimming d’épilation.

Le stripping du chien

Cette technique relève explicitement de l’arrachage du poil de couverture chez les races à poil dur : ce poil naît, pousse et mûrit, mais il ne tombe pas. C’est pourquoi notre intervention est déterminante (on pourrait la comparer à une mue artificielle).

Il faut saisir le poil entre le pouce et l’index (ou à l’aide de lames spécifiques) et procéder à l’extraction de la couche la plus ancienne. Pour ce faire, il faudra tirer sur de petites mèches dans le sens de pousse du poil, tout en maintenant la peau de l’autre main, pour la garder bien tendue afin que le chien ne sente rien.

Le stripping sert à garder la forme typique de la robe chez de nombreuses races, il garantit une bonne texture et une bonne pigmentation. En revanche, la tonte engendre un excès de sous-poil au détriment du poil dur de surface, ce qui favorise un poil doux, frisé et pauvre en couleur (par exemple, les taches noires ou feu d’un Fox seront diluées, et un Schnauzer nain poivre et sel deviendra gris clair ou foncé en fonction de la couleur de son sous-poil).

Le scissoring du chien

Il s’agit d’un trimming fait aux ciseaux. Le large éventail de modèles de ciseaux disponibles sur le marché facilite cette opération. Une bonne prise et les mouvements de ciseaux adroits qui viennent avec la pratique permettent d’apporter le degré de finition voulu.

Toilettage du chien : oreilles, yeux, bouche, ongles

La toilette des oreilles du chien

Les oreilles des chiens ont des formes différentes en fonction de leur race : elles peuvent être petites, grandes, dressées, imberbes ou recouvertes d’un long pelage. Si nous voulons éviter les maladies d’oreilles à notre compagnon tout en donnant à ses pavillons une allure élégante, nous devrons apporter un soin particulier à leur entretien.

Chez certaines races, du poil pousse à l’intérieur du conduit auditif (Schnauzer, Caniche, Fox-Terrier ou Bobtail, par exemple). Ce poil engendre souvent une mauvaise ventilation de l’oreille et favorise l’apparition d’otites, qui peuvent s’accompagner de mauvaises odeurs. C’est pourquoi il faudra le retirer. Pour ce faire, on applique une poudre spécifique, puis on retire les poils avec les doigts ou à l’aide d’une pince. Il faut arracher les poils du conduit auditif et non les couper, car ils risqueraient de former un bouchon qui l’obstruerait. En cas d’anomalie, il vaut mieux conseiller au propriétaire de faire une visite chez le vétérinaire.

Lorsque l’épilation des oreilles est terminée, il convient d’introduire un gel antiseptique à l’intérieur, tout en maintenant le pavillon d’une main afin d’éviter que le chien ne secoue la tête. On masse ensuite doucement la base de l’oreille pour faciliter la dissolution du cérumen, puis on retire les saletés à l’aide d’une lingette .

Nous serons particulièrement attentifs aux oreilles des chiots, car les otites pourraient mener à leur mauvais placement dans la vie adulte vis-à-vis des standards.

La toilette des yeux du chien

Il existe des lotions pour la toilette quotidienne des yeux. Il faut retirer les chassies au bord et autour des yeux, car leur accumulation peut former une espèce de croûte, dont la composition acide peut provoquer des lésions, voire des ulcères.

Si l’on constate un rougissement des yeux ou la présence de chassies verdâtres, il vaut mieux faire examiner l’animal par un vétérinaire.

L’hygiène de la bouche du chien

Il est bien connu que les chiens, lorsqu’ils sont tout jeunes, mordent tout ce qu’ils trouvent à cause du changement de leur dentition, qui a généralement lieu entre 3 et 6 mois. À cet âge, il vaudra mieux leur donner des jouets durs, des os en peau, ou en Nylon fort (qui ne fassent pas d’échardes à la mastication), car ils aideront les dents de lait à tomber correctement. L’alimentation à base de produits de bonne qualité évite en partie la formation de tartre sur les dents.

Quoi qu’il en soit, il serait bon de brosser les dents au moins une fois par semaine pour éviter l’accumulation de la plaque dentaire. S’il y a trop de plaque, il faudra faire pratiquer un détartrage par le vétérinaire. Non seulement le tartre dégage une odeur repoussante, mais par ailleurs il peut engendrer des infections sérieuses, le déchaussement, voire la chute des dents consécutive à une rétraction de la gencive.

Les soins de la zone plantaire du chien

Sous ce terme nous désignons la partie inférieure du pied, constituée de coussinets plantaires riches en cellules contenant de la kératine (qui leur donne une certaine dureté) et dotée d’un certain type de poil qui pousse entre lesdits coussinets.

D’aucuns affirment que les chiens ne transpirent pas, mais cela n’est pas tout à fait vrai : ce qui est sûr, c’est qu’ils ne le font pas de la même manière que les humains. Nous savons que la transpiration est un mécanisme par lequel l’organisme se rafraîchit et fait disparaître la sensation d’étouffement ; c’est précisément le halètement qui joue ce rôle chez le chien. Mais il possède également des glandes sudoripares, situées à d’autres endroits du corps, notamment sur les coussinets plantaires. C’est pourquoi il est important que cette zone ne soit pas trop envahie par le poil.

Un Pointer ne demande beaucoup de soins de ce côté-là, en revanche chez un Caniche ou un Cocker américain ces poils poussent en abondance et demandent à être très régulièrement coupés. Il faudra donc pour la zone plantaire garder un poil de protection court pour favoriser une bonne transpiration, ce qui permettra dans la foulée d’éviter les noeuds, l’adhésion de corps étrangers et certaines maladies comme des mycoses.

Les soins des ongles du chien

Les ongles s’usent naturellement en frottant sur le sol, l’asphalte, le ciment, les gravillons, la terre, etc. Mais pour diverses raisons, comme la sédentarité, ou encore une vitesse de croissance élevée, cette usure est parfois insuffisante. Les ongles sont alors trop longs et gênent l’animal : ils modifient ses appuis et nuisent à sa qualité de vie. Il faut cependant être très prudent en les coupant, car ce sont des annexes cornées vivantes, qui contiennent des vaisseaux sanguins et des terminaisons nerveuses : il faut prendre la mesure de ce qu’il faut couper en position de repos pour éviter les hémorragies et les douleurs.

Par ailleurs, les ergots (des doigts résiduels présents chez de nombreuses races) sont nécessaires chez certains chiens de berger (comme le Gos d’Atura catalan) ; il faut impérativement en contrôler les ongles, qui, à cet endroit, ne s’usent pas.

Si en dépit du respect des paramètres on provoquait une hémorragie en coupant un ongle, il est inutile de s’alarmer : il suffit d’appliquer une poudre hémostatique, ou à défaut, de l’eau oxygénée.

Classification des robes du chien (longueur et texture)

Poil ras du chien

C’est une robe lisse et relativement courte, qui ne requiert pas de grands soins. Elle doit être brossée avec des gants en caoutchouc ou une brosse en soies naturelles. Pour ce type de robe, la recommandation est de quatre bains annuels en moyenne. Les mues surviennent généralement deux fois par an. Ont notamment ce type de robe le Dalmatien, le Chien de Rhodésie (Rhodesian Ridgeback) et le Beagle.

Poil court du chien

La longueur n’est pas remarquable, ces robes se caractérisent par leur texture forte et leur sous-poil. On recommande quatre bains annuels en moyenne, ainsi que l’emploi de brosses métalliques et de râteaux. Les mues surviennent deux fois par an. Certaines races comme le Berger allemand, le Husky, le Berger australien (Australian Shepherd), entre autres, ont une robe de ce type.

Poil mi-long du chien

La longueur du poil est appréciable, il peut être lisse et dur, ou ondulé ; la robe présente du sous-poil et elle mue. Du fait de la longueur, les noeuds sont fréquents, la brosse à utiliser pour le démêlage dépendra de l’état de la robe (brosse métallique, râteaux, cardes). Un bain tous les 2 ou 3 mois est conseillé. Quelques races à poil mi-long : le Bobtail, le Barzoï, le Berger catalan (Gos d’Atura catalan), etc.

Poil long du chien

Les chiens à poil long sont souvent charismatiques, bien soigner leur manteau est primordial : ils ont besoin d’un brossage quotidien, et d’un bain hebdomadaire ou mensuel. Certaines races présentent un sous-poil et d’autres non (dans ce cas le poil se renouvelle de façon modérée mais constante). Sont remarquables : le Yorkshire Terrier, le Bichon maltais, le Lévrier afghan, etc.

Poil frisé du chien

C’est souvent un poil long, qui naît enroulé et connaît une croissance constante. Il requiert des coupes. Les chiens à poil frisé devront être baignés tous les quinze jours à un mois. Les brossages doivent être fréquents pour éviter les noeuds. Parmi les races à poil frisé : le Caniche, le Kerry Blue Terrier, le Bedlington, le Terrier, etc.

Poil dur du chien

Ce type de robe est rêche au toucher et fort comme du fil de fer, avec un sous-poil doux. Ces chiens ne perdent pas naturellement leurs poils, il faudra donc les faire muer artificiellement, grâce au stripping. Un brossage hebdomadaire et des bains assez espacés s’imposent, surtout pour les zones à poil dur. Présentent ce type de robe le Schnauzer, le Fox-Terrier et le Scottish Terrier.

Poil cordé du chien

C’est un type de robe assez rare : les poils poussent en formant des fines cordelettes qui peuvent devenir très longues. Il ne faut pas utiliser de brosse : il suffit de séparer à la main les cordelettes emmêlées. Le Komondor, le Chien d’eau espagnol, le Puli, entre autres, présentent ce type de robe.

La mue du chien

C’est le processus physiologique par lequel la plupart des races canines renouvellent leur pelage. La climatologie et le facteur d’ensoleillement sont les déclencheurs habituels de la chute du sous-poil. Si l’animal vit à l’extérieur, les périodes de mue, au printemps et à l’automne, seront très marquées. S’il vit en appartement, le processus de mue sera altéré, la chute des poils devenant permanente.

Comment le chien communique

Le chien communique, avec ses semblables et avec l’homme, en envoyant des messages chimiques, en émettant des sons et en adoptant des postures corporelles, comme lorsqu’il lève la patte et fait jaillir un peu d’urine : en réalité, il transmet un signal à l’un de ses congénères, qui le reconnaîtra en passant à cet endroit.

Les sécrétions organiques (urine, selles, sécrétions sexuelles et des glandes périanales, salive) contiennent des substances chimiques qui fournissent une série d’informations aux autres chiens (s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle, si la femelle est en chaleur et ainsi de suite).

Les sécrétions des glandes périanales nécessitent une explication (car tous les propriétaires de chiens en ont assurément senti l’odeur nauséabonde sans en connaître la provenance ni la fonction) : c’est une substance de couleur marron, dense et à l’odeur désagréable, produite par deux glandes situées de part et d’autre de l’anus, que l’animal émet lorsqu’il est très effrayé ou pour marquer son territoire.

À cette forme de communication olfactive est associée une forme de communication visuelle car notre compagnon à quatre pattes doit, pour libérer cette sécrétion, tenir la queue haute dans une attitude de dominant.

La voix constitue un autre moyen d’échange d’informations entre chiens. Lorsqu’ils ne voient pas encore et ne sont pas en mesure de se mouvoir, ils « dialoguent » avec leur mère par des pleurs, des gémissements et des jappements.

Avec le temps, cette forme de langage évolue également et les vocalises changent en fonction de la situation dans laquelle se trouve l’animal. Ainsi, il aboiera fort et avec insistance pour avertir ses compagnons et l’homme de la présence d’un étranger sur son territoire ; il glapira lorsqu’il aura peur ou ressentira une douleur ; s’il cherche une consolation, des câlins ou veut se faire pardonner une espièglerie, il jappera ; il grognera pour prévenir son adversaire que sa présence n’est pas appréciée ; il émettra un aboiement particulier lorsqu’il poursuivra sa proie (et un différent quand il la repérera) pour appeler le chasseur ; enfin, il hurlera pour chercher de la compagnie.

Chez certaines races, la sélection et l’adaptation à certains environnements, par exemple la vie en intérieur, a réduit au minimum leur répertoire vocal ; chez d’autres, la spécialisation l’a augmenté en l’affinant, comme chez les chiens de garde et de chasse.

Les expressions corporelles, le dépôt des sécrétions de certaines glandes, de selles et d’urine dans des lieux stratégiques et les vocalises sont tous des éléments relevant d’un comportement « ritualisé » du loup et du chien sauvage, qui a été conservé par le chien domestique. Ces rituels permettent d’éviter des luttes meurtrières pour le territoire, la dominance, les femelles, tout en maintenant l’ordre entre les membres de la meute.

Traduction du langage du chien

Le langage du chien est toujours le même : il « parle » avec nous exactement comme il le ferait avec ses semblables. Certains sujets particulièrement intelligents et fins peuvent inventer des formes de communication sur mesure pour l’homme, mais il s’agit d’une exception, et sûrement pas d’une règle. Voyons les « mots » qui composent le vocabulaire canin, en essayant de fournir leur traduction fidèle :

Aboyer

L’aboiement, comme on l’a dit, est une manifestation néoténique : les canidés sauvages n’aboient pratiquement jamais. Le chien domestique, au contraire, a été sélectionné exprès pour devenir un grand « clabaudeur » à des fins humaines : il a donc développé plusieurs modulations vocales qu’il continue d’émettre à l’âge adulte, de façon différente en fonction des races.

L’aboiement proprement dit peut constituer un avertissement, une menace, un défi, mais aussi une invitation au jeu ou une demande (de nourriture, d’eau, etc.). L’aboiement revêt divers tons suivant sa signification, et presque tous les propriétaires de chiens apprennent vite à les distinguer.

Glapir

Le glapissement équivaut à une demande d’aide précise : les chiots y ont très souvent recours, tout comme les adultes quand ils se sentent en danger.

Faire kaï-kaï

Il s’agit d’un signal vocal que tous les maîtres connaissent parfaitement et qui signifie : « Aïe, comme ça fait mal ! ». Chez les chiots, surtout, mais parfois chez les adultes également, il peut traduire une forte peur ou une soumission totale. Les chiots émettent des kaï-kaï désespérés quand ils voient leur père pour la première fois, même si ce dernier n’a pas touché à un seul de leurs poils.

Le langage du chien est toujours le même : il « parle » avec nous exactement comme il le ferait avec ses semblables. Certains sujets particulièrement intelligents et fins peuvent inventer des formes de communication sur mesure pour l’homme, mais il s’agit d’une exception, et sûrement pas d’une règle. Voyons quels « mots » composent le vocabulaire canin, en essayant de fournir leur traduction fidèle.

Gémir

Le chien gémit (c’est-à-dire qu’il émet des gémissements étouffés et prolongés qui, chez certaines races – comme les Huskies – ressemblent quelquefois à un véritable discours) lorsqu’il est en proie à un malaise psychologique. Pour entendre un large éventail de gémissements, il suffit de visiter un chenil : chaque chien, en voyant une personne derrière les barreaux, gémira quelque chose, signifiant : « Emmène-moi, je veux sortir d’ici ! » Les chiens qui gémissent le plus – et qui sont généralement ceux qui aboient le moins – peuvent aussi utiliser ce signal vocal pour exprimer leur désaccord à l’égard d’une action du maître.

Hurler

Le hurlement est une activité vocale sociale qui permet :
- au membre égaré d’une meute de faire connaître sa position (et la meute lui répond habituellement en chœur pour lui dire : « Nous sommes ici, rejoins-nous ! »).

– à une meute séparée de l’un de ses membres de l’appeler, ce qui se produit surtout quand le membre isolé occupe un rang très élevé ; lorsqu’un loup de rang inférieur se retrouve isolé, les autres s’en moquent dans la plupart des cas ; – à une meute entière d’indiquer les limites de son territoire.

- de renforcer les rapports au sein de la meute.

Les chiens domestiques hurlent proportionnellement à leur position sur l’échelle néoténique : ceux qui occupent le haut de cette échelle (à savoir les plus lupoïdes) hurlent beaucoup plus que les autres. Bon nombre de races (surtout celles largement manipulées par l’homme) ne manifestent plus ce comportement.

Le chien domestique semble ne jamais hurler pour des raisons territoriales, même lorsqu’il fait partie d’une meute (groupe de chiens vivant ensemble) ; en contrepartie, il hurle parfois en réponse à des bruits très différents d’un hurlement, mais qu’il identifie comme tels. Les sons de cloches, les sirènes, la musique… ou le chant de son maître comptent parmi les exemples classiques. Il ne faut alors pas se décourager : rien ne dit que vous chantez comme un chien.

C’est simplement que le chien ne conçoit pas la musique comme telle et, ne sachant comment l’interpréter, pense qu’il s’agit d’un appel social. Le hurlement est l’un des facteurs qui réussissent à déclencher ce que l’on désigne, en éthologie, sous le terme de comportement allélomimétique : un membre de la meute est imité par tous les autres (d’où les chœurs de hurlements).

Cette forme de communication revêt beaucoup d’importance pour le loup, au point que les louveteaux commencent à s’exercer dès leur plus jeune âge. Il convient de rappeler que le chien n’est pas un animal mimétique : il s’avère incapable d’apprendre quoi que ce soit par le biais de l’imitation, contrairement à ce qui se produit chez les primates, par exemple.

Le comportement allélomimétique constitue davantage une sorte de « transmission d’états d’âme » qu’une véritable imitation réalisée dans un but précis.

Éternuer

Le chien ne s’enrhume pas : cette espèce d’éternuement qu’il produit souvent est en réalité un souffle d’avertissement. Équivalant à un aboiement gueule fermée, il constitue le premier signal de quelque chose de suspect, dont le chien n’a cependant pas encore la certitude.

Décrypter les postures du chien

La position normale

Lorsque le chien est calme et détendu, il se présente en position quadrupède (c’est-à-dire debout, les quatre pattes bien appuyées sur le sol). La queue et les oreilles sont relâchées, le regard attentif mais pas fixe.

L’état d’alerte

Le chien ne montre pas de signes de peur mais il est attentif, bien stable sur ses membres, même si l’un d’entre eux peut être soulevé (comme chez le chien de chasse en position d’arrêt). Les oreilles sont droites et orientées vers l’endroit qui attire son attention, la queue est relevée ou, chez certains animaux, parallèle au sol.

L’invitation au jeu

Lorsqu’il souhaite inviter un congénère ou un homme à jouer, le chien adopte la position d’un sphinx : les membres antérieurs sont étendus et plaqués au sol, le postérieur est complètement soulevé, tandis que la queue est relâchée et en mouvement. Le chien, lorsqu’il veut associer un être humain à son jeu, attire son attention par de légers coups de patte. En réalité, il s’agit d’un geste de pacification mais, puisque nous le comprenons généralement comme une invitation au jeu (et nous le récompensons donc par le jeu), c’est à cet effet qu’il est utilisé par l’animal.

Une autre méthode, souvent utilisée par notre compagnon, consiste à donner de petits coups avec le nez. Comme le geste décrit ci-dessus, c’est une attitude que l’on retrouve chez le chiot qui se nourrit du lait maternel. Le chien peut également utiliser le sourire. Lorsqu’il « rit », il soulève sa lèvre supérieure, le coin de la lèvre est retroussé presque jusqu’aux oreilles, la truffe est pointée vers le haut (en mettant en évidence les dents) dans une grimace semblable à celle d’un sourire humain.

Cette mimique faciale est généralement associée aux postures d’invitation au jeu, mais peut également se présenter seule.

Les postures qui communiquent l’agressivité

L’animal qui veut agresser essaie de faire paraître son corps plus grand en adoptant une attitude typique :
a) poils dressés sur le dos
b) position debout
c) queue parallèle au sol

L’expression faciale est particulière :
a) gueule entrouverte, découvrant les dents (surtout les canines)
b) lèvres (aussi bien supérieure qu’inférieure) retroussées

On observe une variante de cette posture lorsque le chien est enfermé dans un box ou un enclos. En effet, il présente la même expression faciale, mais ses pattes antérieures sont soulevées et appuyées contre la barrière ou il longe celle-ci en faisant des va-et-vient. Le chien grogne pour effrayer son adversaire.

Les postures sexuelles

Parmi les postures liées à la sexualité, « d’exploration » que l’on observe lorsque deux chiens se rencontrent. C’est une position classique, qui sert à faire connaissance. Les deux animaux, soit mâle et femelle, soit du même sexe, se reniflent après s’être placés côte à côte, la tête tournée vers la région génitale de l’autre.

Les postures particulières

Il existe quatre autres postures que l’on observe relativement fréquemment, mais qui ne peuvent être associées aux attitudes décrites précédemment.

1. Le chien, qui halète la langue pendante, n’est pas assoiffé : c’est sa façon de refroidir son corps car ses glandes sudoripares sont situées sur la langue (en pratique, le chien est tout simplement en train de transpirer).

2. Lorsqu’il saute sur quelqu’un, ce comportement est normal pour lui : il manifeste sa joie face à l’arrivée d’une personne qu’il connaît, mais elle peut être désagréable pour celle qui tient à ses vêtements.

3. Le chien qui se roule dans les excréments des autres animaux ou les déchets de toutes sortes adopte un comportement à la fonction mimétique (il est utilisé par les chiens de chasse afin de ne pas se faire repérer par les proies). Il peut également avoir une autre utilité : effrayer ses semblables par une odeur forte et nauséabonde.

4. S’il gratte le sol avec ses membres postérieurs, c’est un rappel olfactif. Cela sert à marquer le territoire grâce aux sécrétions des glandes présentes sous les coussinets plantaires.

Comment « réprimer » son chien ?

Quand réprimer son chien ?

La punition doit être utilisée de façon exceptionnelle. Il faut donc être sûr qu’elle en vaille la peine et ne pas être injuste.

Assurez-vous que le comportement anormal du chien est vraiment dû à un écart dans son éducation et non à une cause inhabituelle. Il sera en effet préférable de supprimer la cause que de réprimer à tort. Si par exemple votre chien aboie dans sa niche alors que vous le lui avez formellement interdit, vérifiez que personne n’est en train de l’énerver ou qu’un chat ne se promène pas à proximité. Sinon, la punition sera ressentie comme une injustice.

Un ordre à sa portée

Faites aussi attention à ce que vous demandez à votre animal. Il est inutile de le punir s’il n’exécute pas un ordre qui est nettement au-dessus de ses moyens, soit parce qu’il est trop jeune, soit parce que cela dépasse ses capacités. Si vous demandez à un Fox-terrier de ne pas aboyer chaque fois que quelqu’un passe devant votre clôture, vous aurez du mal à vous faire respecter, et une éducation par récompense sera mieux adaptée. Il sera préférable de le récompenser quand il se retiendra d’aboyer plutôt que de le gronder dans le cas inverse.

A-t-il bien compris ?

Assurez-vous que votre chien a bien compris ce que vous lui avez dit. Ne sautez pas sur la première occasion pour le punir. Prenez le temps de répéter ou de « dire » autrement. Il faut toujours punir une même faute : si votre chien vole de la nourriture, ne le grondez pas seulement si c’est du bon bifteck ; le pain rassis compte également ! Il faut punir, avec calme et sérénité, une faute qui en vaut la peine, mais il est préférable de ne pas utiliser ce mode d’éducation.

La punition ne doit jamais être différée par rapport à la bêtise, même de quelques instants. Si l’animal a fait ses besoins dans la maison pendant votre absence, il ne comprendra absolument pas pourquoi vous le grondez à votre retour. Pis : il associera la punition à votre retour.

C’est ainsi que les maîtres pensent que le chien « sait qu’il a mal fait » parce qu’il se cache quand ils reviennent. Le chien a simplement peur du retour de son maître. S’il se trouve qu’en plus il n’a pu se retenir de faire une bêtise, si vous le grondez ainsi « en différé », il se cachera dès votre arrivée, même s’il n’a pas fait de bêtise.

Comment le maître doit se comporter

Dans la mesure du possible, il faut aussi éviter que ce soit toujours la même personne qui gronde l’animal. Sinon, il n’acceptera plus de signes d’affection de cette personne. Elle représentera pour lui le père Fouettard.

Soyez toujours calme. La nervosité amplifiera la punition à tort. Tout signe de soumission de l’animal doit faire cesser immédiatement la punition. Si votre chien urine par peur ou s’il se couche, ne continuez pas à le gronder. Il a compris.

Ne montrez jamais de remords ; c’est une règle universelle ! Celui qui a puni, mais aussi les autres membres de la famille ne doivent ni « craquer » ni consoler l’animal.

Comment punir

La punition doit être également quelque chose d’exceptionnel. Enfermer le chien dans votre chambre ou dans sa niche n’est pas significatif s’il peut y aller comme il veut en temps normal. En revanche, le mettre dans le garage où il ne va jamais peut être perçu comme une punition.

Évitez de frapper un chien avec la main : celle-ci doit rester uniquement l’« outil » des caresses. De même, la laisse ne doit servir qu’aux balades. Si vous souhaitez corriger votre animal, utilisez un journal roulé. Mais ne frappez jamais dans le but de faire mal : vous perdriez votre maîtrise et cela peut être dangereux. Faites-lui peur, mais la douleur physique ne donne jamais le moindre résultat.

De plus, il faut que cette punition soit à la portée de tous. Le plus simple est de prendre l’animal par la peau du cou (comme un lapin) mais sans le soulever de terre (appuyez la tête par terre). Il va hurler ; cela ne lui fait pas mal mais sa position ne lui plaît pas du tout ! Ne le relâchez que lorsqu’il ne se débat plus et qu’il se tait.

Se désintéresser complètement de l’animal est aussi ressenti comme une punition. Le chien n’aime pas que son maître ne s’occupe plus de lui.

 

 

La propreté du chien en résumé

À faire

  • 
Envisager le plus rapidement possible de lui faire faire ses besoins dehors
  • Sortir le chiot après chaque repas, sieste, séance de jeu
  • Lui donner ses repas à heures fixes
  • Le récompenser abondamment
  • Sortir toujours au même endroit
  • Supprimer l’eau la nuit

À ne pas faire !!!

  • 
Consacrer une grande surface (toute la cuisine) aux besoins
  • Sortir le chiot sur le balcon ou dans le jardin
  • Le punir « en différé » ou lui mettre « le nez dedans » ou même le taper !
  • Nettoyer devant lui (c’est à dire que vous sortez le chien de la pièce ou il a uriné et vous nettoyer sans rien dire)

Comment rendre un chiot propre à la maison

Dans la maison, le chiot a besoin de trois espaces de vie bien distincts : un pour manger, un pour dormir, un pour vivre et jouer. Ne mélangez pas tout ! Pratiquement, cela signifie qu’il faut éviter de mettre les journaux pour les besoins juste à côté de la gamelle ou du coussin de repos.

Délimitez une zone pour les besoins, le plus simple étant les toilettes ou un coin de la cuisine (opposé au coin repas). Étalez-y des journaux. Évitez la serpillière, qui est toujours humide et de contact peu agréable.

Un endroit interne à la maison est préférable au balcon, car le chiot ne fera pas vraiment la différence avec dehors et attendra ensuite d’être rentré pour faire sur le balcon. Vous pouvez, peu à peu, rapprocher les journaux de la porte d’entrée. Cela vous permettra de vite le sortir dès qu’il se mettra « en position ».

Les signes précurseurs

Il faut donc regarder vivre votre chien dans la journée et détecter les indices révélateurs de l’envie de faire pipi. Le chiot va tourner en rond, renifler par terre puis s’accroupir. À vous de jouer ! Soyez rapide !

N’hésitez pas alors à le prendre et à le déposer sur les journaux ; une fois que les besoins sont faits, récompensez- le… sans retenue (caresses, petites friandises pour chien) ! Pour obtenir cette manifestation de joie, le chiot ira de lui-même sur les journaux. Mais il faut maintenant rapidement le « pousser » à faire dehors.

Apprendre à son chien la marche en laisse

Les promenades sont pour les chiens un moment de bonheur intense ! Mais pour éviter qu’il devienne infernal pour les maîtres, mieux vaut choisir la bonne laisse pour chien et apprendre à son campagnon à ne pas en avoir peur.

Où apprendre la marche en laisse à son chien ?

Choisissez judicieusement le lieu pour ne pas compromettre cet apprentissage dès le début. Vous pouvez très bien commencer dans votre appartement, sous forme de jeu. Si vous avez des enfants, ils peuvent s’en charger ; le chien accepte souvent mieux l’autorité des enfants quand ceux-ci peuvent l’assumer.

Le jeu a l’avantage de ne pas stresser l’animal, mais il doit être organisé. Allez ensuite dehors. Il faut éviter, autant que possible, de sortir dès la première fois dans des rues très passantes ou agitées. Il est vrai que les stimulations visuelles et auditives de l’animal, dès son plus jeune âge, sont fondamentales pour son équilibre futur, mais il ne faut pas cumuler les difficultés ni associer l’apprentissage à une ambiance désagréable.

Les bruits de la rue risquent de lui faire peur. Il doit aussi être « concentré » pour suivre vos indications. Les passants, émus par un chiot, le distraient souvent en l’appelant ou en le caressant. De plus, ils ne comprennent pas que vous n’appréciez pas leur attitude. Les rues calmes vous permettent d’éviter ces situations.

Tentez ensuite les rues plus passantes à des heures de pointe afin que le chien puisse sortir sans angoisse à toute heure de la journée. La progression de l’apprentissage dans l’intensité des stimulations (bruits, passants…) doit être lente.

Comment lui apprendre ?

Tenez toujours la laisse flottante sur le dos du chien : elle ne doit jamais être tendue. Cela vous permettra d’exercer des petites tractions quand vous souhaiterez ramener l’animal vers vous. Le chien doit marcher près de votre jambe sans jamais la dépasser.

Il ne doit pas tourner autour de vous et vous entortiller dans la laisse, ni se retourner sans arrêt. La marche en laisse n’est pas une « marche forcée » mais elle exige dans les débuts une certaine discipline. Il est conseillé de faire marcher le chien toujours du même côté. Cela lui permet de savoir où se placer par rapport à vous et de ne pas passer sans cesse d’un côté à l’autre.

Vous devez aussi attirer son attention, car il sera distrait par tous les bruits de la rue (même s’ils sont peu nombreux). Parlez lui, faites suivre son nom de l’ordre : « Au pied ! » S’il ne respecte pas sa position et vous dépasse, dites-lui : « Non ! » et donnez une petite secousse à la laisse pour le faire revenir à sa place.

S’il obéit, félicitez-le. S’il traîne derrière, exercez une petite traction sur la laisse pour le tirer jusqu’à vous. Mais ne tirez pas en permanence sur la laisse. Pour ne pas transformer cet apprentissage en exercice, apprenez-lui ces règles au cours des « promenades pipi ». Cela doit se faire naturellement.

Vous pouvez aussi tapoter sur votre cuisse pour amener le chien à côté de vous au départ. Ne cédez jamais : ne finissez pas la promenade avec le chiot dans les bras. Traînez-le doucement s’il le faut. Ne vous éloignez pas trop de la maison les premiers temps, cela vous permettra de revenir facilement en cas de grosse fatigue !

Sortez ainsi deux ou trois fois par jour en présentant toujours au chiot cette balade comme un jeu.

Conseil de l’éducateur

Le chien doit absolument avoir dès le plus jeune âge un rapport amical et confiant avec la laisse, qu’il ne doit pas ressentir comme une contrainte. Pour le chien, la laisse doit représenter le prolongement de la main de son maître et donc constituer un lien d’amitié et de confiance.

Si les premières approches s’avéraient traumatisantes, le travail serait d’autant plus difficile par la suite : il faut donc absolument que le chiot voit la laisse comme un instrument agréable et pas comme un ennemi, sans pour autant la considérer comme un jouet.

Erreurs à ne pas commettre !

  • tirer le chiot qui ne veut pas avancer en laisse
  • taper le chien avec la laisse ou la main (même pour rire !)
  • laisser la laisse à disposition du chiot, en lui permettant de jouer avec ou de la ronger (le laisserions-nous ronger notre bras ?)
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